Balades au fil d'Airvault

Auteur/autrice : vnfsc

  • Les halles

    On prétend que dans un des piliers, une boîte en plomb contenant des pièces fut scellé, mais dans lequel ?

    Ici, la rue des Halles quelque peu encombrée.


    Règlementation de la boucherie à Airvault en 1469

    Témoignage d’archives

    Il ne pouvait y avoir que huit bouchers. Le privilège était héréditaire, cependant un chômage de trois mois le faisait perdre.

    « La boucherie est établie au haut des halles, tous les bouchers sont tenus de tuer leurs bestiaux et leurs marchandises au vu et su de tout le monde, sains et nets de toutes tâches ou maladie… et en outre de tenir chacun d’eux leurs bancs et étals garnis de trois sortes de viande… pour chacun des dits bancs il est dû au marquis 25 sous de cens (redevance).

    Sont également tenus les dits bouchers chaque année, le jour de jeudi gras… de mener (leurs bestiaux) en la cour du château d’Airvault avec hautbois, violons ou tambours pour tout quoi le marquis veut bien leur faire présenter un pot de vin, un verre et un pain blanc le tout sur une serviette blanche ».

    Le monument aux morts

    Le monument aux Morts visible sur la photo a été construit en 1922 devant les halles (actuelle Place du Général de Gaulle), suite à la décision du conseil municipal en 1919 de construire un monument en hommage aux soldats tués pendant la première guerre mondiale.

    A l’époque, une querelle opposait le haut et le bas de la ville concernant son emplacement, c’est pourquoi il ne fut pas inauguré.

    Finalement, le monument fut déplacé Place des Promenades en avril 1999, résolvant ainsi des problèmes d’accessibilité. A cette occasion, il fut inauguré, soit 77 ans après sa construction.

  • Le vieux château

    La tour-porte précédée des vestiges de la barbacane formée de murs crénelés. A gauche, on devine un fossé, aujourd’hui comblé.

    En 1569 siècle, le château est incendié par les troupes de Coligny. Plusieurs bâtiments sont détruits : tour sud-est, chapelle, logis, toit de la tour-porte, écurie

    A la suite de cela, une chapelle était réservée aux seigneurs dans l’église Saint-Pierre. Elle se trouvait à l’emplacement de la sacristie actuelle. Les seigneurs pouvaient y accéder directement par une petite porte située dans le mur gouttereau nord, après avoir descendu l’escalier reliant la rue du château à celle du dépôt à sel.

  • Le pont de Vernay

    Qui était Saint-Thomas de Canterbury ?

    Ce personnage, Thomas Becket de son vrai nom, fut archevêque de Canterbery de 1162 à 1170. Il engagea un conflit contre le roi d’Angleterre pour défendre les droits et privilèges de l’Eglise, mais il fut assassiné par quatre partisans du roi, près de l’autel de la cathédrale de Canterbury.

    Enluminure du XIIIe siècle représentant le meurtre de Thomas Becket

    Rapidement les fidèles l’élevèrent au rang de martyr puis trois ans plus tard, le pape Alexandre III le canonisa. L’année suivante, le roi Henri II dut faire pénitence publiquement sur la tombe de son ennemi, qui resta un des lieux de pèlerinage les plus populaires en Angleterre.

    Plusieurs chapelles expiatoires furent élevées sous son vocable, partout en Europe, dont une au château de Vernay ; Le seigneur de Vernay étant complice de cet homicide.

    En ce lieu, trois messes hebdomadaires y étaient tenues par les chanoines de l’abbaye d’Airvault, qui devaient également entretenir une lampe ardente.

  • Le musée municipal Jacques Guidez

    Le musée est ouvert gratuitement du 15 avril au 30 septembre
    tous les jours de 14 h 30 à 18 h 30 et les week-ends des vacances d’automne.
    Les jardins sont en accès libre toute l’année.

    Un peu d’histoire

    Une abbaye sous le régime de la commende

    A partir de 1551, l’abbaye d’Airvault passe sous le régime de la commende c’est à dire que l’abbé n’est plus désigné par les chanoines mais nommé par le roi à la tête de l’abbaye pour la contrôler et en percevoir les revenus. Il peu s’agir d’une personne laïque ou d’un clerc séculier (qui n’adopte pas de règles monastiques). En 1690, l’abbé commendataire d’Airvault n’est autre que le cardinal Guillaume II Dubois, premier ministre du roi Louis XV. En 1694, il perçoit des revenus s’élevant à 20 000 livres.

    Les grandes transformations

    En 1569, les troupes protestantes incendient le cloître et les bâtiments conventuels. Les chanoines sont alors logés dans des maisons de ville. Le cloître ne sera jamais reconstruit et il faudra attendre 1660 pour qu’un nouveau logis abbatial soit élevé à l’emplacement de l’ancien. C’est dans ce bâtiment que sont exposées les collections.

    La porte d’entrée sur le site de l’abbaye donnant sur la rue de la Poste (photo), a également été construite au XVIIe siècle. L’usage du parement à bossage et des mâchicoulis sont caractéristiques de cette époque. Cet ouvrage a été reconstruit à l’emplacement même où se trouvait la porte médiévale qui permettait l’accès à l’abbaye depuis le centre bourg. Cette reconstruction, est attribuée à Michel Poncet, abbé commendataire de 1645 à 1677 à Airvault et grand constructeur de son époque.

    Photo de la porte de l’abbaye, décrite ci-dessus, prise au temps où la Mairie occupait les lieux.
  • Le four à chaux de la Fuye

    De la chaux et des hommes

    La fabrication de la chaux était saisonnière car le chaulage des champs se pratiquait essentiellement au début du printemps ou à la fin de l’été. Les travailleurs, principalement issus du monde agricole, n’étaient donc pas employés toute l’année et pouvaient ainsi s’occuper de leur ferme. Cette activité leur assurait un revenu certain, améliorant ainsi leur condition de vie.

    Jusque dans les années 1925-30, ils travaillaient à la tâche et étaient payé à la toise pour certains (carriers), à la barrique de chaux produite pour d’autres.

    Les carriers

    Leurs conditions de travail étaient très pénibles. Ils travaillaient par tous les temps. L’hiver, la pierre gelée était dure à tailler alors qu’en automne ou au printemps la pluie rendait le terrain très glissant et boueux. Au four de la Fuye (ici), chaque carrier avait une surface délimitée de terrain à exploiter, donnant ainsi des formes d’éperons au front de la carrière.

    Après la grande guerre, l’extraction dans les mines se faisait par explosion. Auparavant, les hommes utilisaient le pic et la barre.

    Les chaufourniers

    Ils étaient chargés de remplir le four en déversant les pierres stockées dans le wagonnet, dans le gueulard. Travaillant surtout la nuit, comme les défourneurs, ils pouvaient poursuivre en journée et faire jusqu’à 18 à 20 heures de travail de suite, 7 jours sur 7. Ils étaient logés dans la maison d’habitation jouxtant le four avec leur famille.

    Les défourneurs

    Ils travaillaient à l’intérieur, à l’abri du mauvais temps, tout comme les ouvriers chargés d’alimenter le four en charbon. Mais, ils étaient contraints de supporter la chaleur intense dégagée par la cuisson.

    Les rouliers et les charretiers

    Ils s’occupaient des chevaux chargés de transporter les sacs de chaux dans les fermes alentours, allant jusqu’à Maisontiers ou Parthenay. Pour cette dernière destination, les chargements passaient par le vieux pont de Gourgé pour se rendre au café Castille où la chaux s’y vendait à la barrique (une barrique valait deux hectolitres).

    Ceux qui venaient acheter la chaux directement au four, venaient avec leurs charrettes tirées par des bœufs ou chevaux. Les premiers arrivés étaient les premiers servis. Certains faisaient six à sept kilomètres ; Avant de repartir, les charretiers se restauraient.

    Vers 1925, les premiers camions apparurent, mettant ainsi doucement fin aux transports charretiers.

  • La fontaine souterraine

    La fontaine souterraine

    Demandez la clé à l’Office du tourisme, au musée ou à lépicerie.

    Le panneau Aldéarde indique que la fontaine a été couverte au XIXe siècle. On distingue deux types de voûtement : un berceau soutenu par des arcs doubleaux, plein cintres et brisés datés de l’époque romane (relevés archéologiques) et un berceau plein cintre en béton.

    La fontaine a en effet été couverte vers l’ouest à partir de 1806. L’accès reste le même (escalier que l’on emprunte aujourd’hui) jusqu’en 1822, daté à laquelle on construit un deuxième escalier au sud (photo 1) car le premier était jugé trop étroit. Celui-ci sera à son tour condamné à la fin du XIXe siècle, afin d’aménager une grande place (photo 2).

    La fontaine devient donc invisible depuis la place et est peu à peu abandonnée. En 1987, une sortie est créée à l’extrême ouest dans le but de rouvrir l’accès à ce site, tout en conservant la place.

    En 2002, lors des travaux d’embellissement de la place, un escalier est découvert à l’est. Cet accès, connu comme étant le plus ancien, est celui que nous empruntons aujourd’hui.